cours typologie des textes narratifs s1

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 cours typologie des textes narratifs s1

cours typologie des textes narratifs s1

Bonjour cher étudiant voilà le cours typologie des textes narratifs flsh pdf s1 etudes françaises faculté des lettres et des sciences humaines et vous pouvez le télécharger en format pdf, Le cours intitulé « Typologie des textes narratifs » s’adresse aux étudiants du semestre 1, groupes 3 et 4. Il se fixe comme objectif majeur d’initier les néobacheliers aux différents types de textes narratifs et de leur permettre d’apprendre à les reconnaître. Pour ce faire, la progression didactique est imaginée comme une suite de cinq séquences représentatives de cinq genres narratifs : l’épopée, la fable, le roman, le conte et la nouvelle. 

Cette progression se fait moins sur le mode de la juxtaposition que sur celui des connexions. Autrement dit, les trois premières séquences montrent comment l’écriture épique peut contaminer d’autres genres narratifs : la fable et le roman. Les deux dernières séquences, elles, tournent autour de deux types de récits court, qui sont définis l’un par rapport à l’autre : le conte et la nouvelle.

L’épopée

Ulysse et ses compagnons explorent une caverne emplie de nourriture lorsque survient le propriétaire des lieux. Il s’agit du cyclope Polyphème, monstre d’une taille prodigieuse qui possède un œil unique au milieu du front. Ce dernier se jette sur deux compagnons d’Ulysse et les dévore avant de s’endormir, repu de chair humaine.

Au matin, comme la veille, le Cyclope s’occupa à traire ses brebis et ses chèvres. Ce travail achevé, il déjeuna encore de deux de mes hommes. Puis déplaçant la pierre, il fit sortir son troupeau pour le mener paître. Il n’oublia pas de la replacer derrière lui.

Aussitôt, j’imaginai une vengeance. Nous avions remarqué en arrivant le tronc d’un olivier bien vert qui servait tout bonnement de massue au Cyclope. Pour nous, c’était le mât d’un gros navire. Je m’en saisis, décidé à l’enfoncer dans l’œil du Cyclope quand il s’endormirait. Je le durcis en le passant au feu et le cachai soigneusement dans le fumier. Cinq d’entre nous furent tirés au sort pour accomplir ce projet.

Le soir venu, il rentra à nouveau le troupeau, procéda à la traite des chèvres et dévora d’eux de me compagnons pour son souper. Je m’approchai alors en lui tendant une auge emplie de mon vin.

Dans son sommeil, il vomissait des jets de chair et de vin fermenté. Sans perdre un instant, je réchauffai le pieu et, de la voix, j’encourageai mes hommes de peur qu’ils ne faiblissent. Quand la pointe fut incandescente, je me saisis du pieu et, en courant, entouré de mes gens animés d’une nouvelle audace, je la plantai dans l’œil unique du Cyclope. Je pesai de tout mon poids sur le bâton que nous tournions ensemble dans son œil. A gros bouillons, le sang giclait, faisant siffler le pieu ardent. Des vapeurs remontaient de sa prunelle en feu.

Il rugit comme un fauve. Son cri terrible emplit la grotte et, épouvantés, nous courûmes nous cacher. De son œil, il arracha le pieu dégoulinant de sang. En même temps, et de tous ses poumons, il appelait ses voisins à l’aide. Nous les entendîmes bientôt accourir afin de le secourir.

Description et narration

Ces critiques ouvrent un ensemble de questions. À quoi servent les descriptions? Peut-on les sauter comme font les lecteurs pressés? Sont-elles intégrées ou non aux récits dans lesquels elles apparaissent et, si oui, comment? Peut-on concevoir de raconter sans décrire.

Délimitation de la description

Pour y voir plus clair, il nous faut passer par une délimitation de la description. Apparemment la définition de la description est simple. Un récit se compose deux types représentations: des représentations d'actions et d'événements d'une part, et d'autre part des représentations d'objets, de lieux, de personnages. Ce sont ces dernières que nous appelons des descriptions.

Cette distinction semble très claire. Mais, dans la pratique, elle est un peu plus difficile à cerner. En effet, nous voyons clairement où commence une représentation d'action: dès qu'apparaît un verbe d'action qui s'applique à un agent animé. Mais il est peut-être moins évident de définir où commence une description. Réfléchissons sur un exemple inspiré de Frontières du récit de Gérard Genette.

Le premier énoncé est clairement descriptif. Il ne comporte aucune représentation d'action; en revanche, il évoque plusieurs objets (maison, toit, volets) et les qualifie par des adjectifs. Il ne fait pas de doute que le second est narratif puisqu'il comporte deux verbes d'action qui s'appliquent à un sujet animé, mais est-il purement narratif? À y regarder de plus près, il comporte la désignation de trois substantifs (homme, table, couteau) qu'on peut déjà considérer comme des amorces de description d'une scène. 

La simple nomination d'être animés ou inanimés a une valeur descriptive, et d'autant plus que terme est plus spécifique: cabriolet est plus descriptif que voiture. De même pour les verbes d'action: saisir est plus descriptif que prendre.

Donc, on peut imaginer une description pure, où il ne se passerait absolument rien, mais on peut difficilement concevoir une narration pure, où absolument rien ne serait décrit. De ce point de vue, la description semble bien avoir une position dominante dans le discours littéraire. Cependant, dans la réalité des œuvres littéraires, c'est l'inverse: on ne rencontre quasiment pas de pures descriptions, elles apparaissent presque toujours dans la dépendance d'un récit.

Successivité et instantanéité

Il y a, en outre, une dissymétrie fondamentale entre narration et description en tant que formes d'imitation. La narration est une forme successive du discours qui renvoie à une succession temporelle d'événements. Il y a donc isomorphisme entre la forme temporelle des signes (le texte) et la forme temporelle du référent (l'histoire).

Mais la description est une forme successive du discours qui renvoie à une simultanéité d'objets. Au XVIIIe siècle, le philosophe allemand G.E. Lessing a fait de cette distinction entre le medium simultané de la peinture et le medium successif de la poésie le principe d'opposition entre ces deux formes d'imitation. Il réagissait à une tradition qui depuis l'Antiquité (le ut pictura poesis d'Horace) avait assimilé les deux arts. Est-ce à dire que la description n'a pas à sa place en littérature, pas plus que la narration en peinture?

La narration, en s'attachant aux actions et aux événements fait avancer l'action, elle met en œuvre l'aspect temporel du récit. Mais la description a un caractère relativement intemporel. Elle s'attarde sur des objets ou sur des êtres qu'elle fige à un moment du temps. Pour planter le décor de l'action ou présenter les personnages, le récit interrompt donc le cours des événements. Cela a des conséquences sur la vitesse du récit. La description constitue une pause, un temps morts dans le déroulement narratif. Si elle se prolonge, elle menace la progression dramatique du récit.

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