cours lexicologie s3 pdf

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 cours lexicologie s3 pdf

cours lexicologie s3 pdf

Bonjour cher étudiant voilà le cours lexicologie flsh s3 etudes françaises faculté des lettres et des sciences humaines et vous pouvez le télécharger en format pdf, La lexicologie est définie comme l’étude de la signification des unités qui constituent le lexique d’une langue. En tant qu’étude des vocabulaires et des mots d’une langue donnée, elle croise ensemble la langue, les interlocuteurs, les sociétés et leurs histoires respectives.

La lexicologie doit être distinguée de la lexicographie qui a pour objet la confection et l’écriture des dictionnaires, qu’il s’agisse de dictionnaires en papier ou de dictionnaires électroniques. La lexicologie a pour objet de répertorier les unités qui constituent le lexique et de décrire les relations entre ces unités.

Le lexique d’une langue ne se constitue pas seulement d’une liste ordonnée selon l’ordre alphabétique, mais il obéit à plusieurs sortes d’organisations, entre autres sur les deux plans de la forme et du sens :

  • le premier plan nous donne la morphologie lexicale qui étudie l’organisation formelle du lexique, c’est-à-dire la structure des mots et les relations de forme et de sens aussi qui existent entre eux (composition, dérivation…) ; 
  • le second plan est rattaché à la sémantique lexicale qui porte sur l’organisation sémantique du lexique, c’est-à-dire le sens des mots et les relations de sens qu’ils entretiennent entre eux (synonymie, antonymie, homonymie…) ; 

la composition

La composition concerne la formation des mots composés (déjà vus dans votre cursus scolaire). En semestre 3, il s’agit de les étudier de façon précise et assez approfondie.

Qu’est-ce que la composition ? Elle se caractérise par le fait que les éléments unis - par le procédé de la composition - ont chacun une existence indépendante dans le lexique français. Par exemple, les deux éléments du mot composé chou-fleur existent séparément en français et peuvent être utilisés seuls : chou signifie un « légume », alors que fleur signifie « flore » ou « végétation ». Mais une fois ces deux mots sont associés, dans un mot composé, ils signifient autre chose : un légume différent du chou et, évidemment, de la fleur. On reconnait le mot composé d’après la règle suivante : les éléments du mot composé sont si liés qu’il devient impossible de les séparer sans changer la signification globale du mot composé.

Voici un critère pratique pour reconnaitre un mot composé : on le remplace par un synonyme. Exemple, le mot composé « porte-manteau » peut être remplacé par : « cintre », qui est son synonyme. De même, « gratte-ciel » peut être remplacé par « building ». Faites un exercice : chaque fois que vous lisez ou entendez un mot composé, essayez de lui trouver un synonyme. Si ça marche, cela prouvera qu’il s’agit bien d’un mot composé.

Il existe aussi un critère graphique : le trait d’union, qui aide à l’identification d’un mot composé ; par exemple, on a le mot composé qui le contient : belle-mère (la mère de l’époux ou de l’épouse). Mais il est des mots composés qui ne comportent pas de trait d’union, comme : pomme de terre. Donc, le trait d’union est relatif.

Relations avec les autres domaines

Aborder le lexique, c’est s’intéresser aux mots à la fois en tant qu’unités isolées et en tant que mots employés dans des phrases. Ceci nous amène à dire que le lexique est lié à la syntaxe. Les mots utilisés dans des phrases se déclinent en verbes, noms, adjectifs…La forme variable des mots est liée à leur emploi dans la phrase, cette variation est appelée flexion (conjugaison, déclinaison, variation en genre et en nombre…) et elle est l’objet de la morphologie flexionnelle. La morphologie lexicale est donc une partie de la morphologie. L’opposition entre morphologie flexionnelle et morphologie lexicale correspond à l’opposition entre grammaire et lexique.

Le sens des énoncés n’est pas seulement la somme du sens des mots qui les composent, il dépend aussi de la syntaxe de la phrase et de la situation d’énonciation ou contexte. La sémantique lexicale est donc une partie de la sémantique, discipline qui s’intéresse à l’étude du sens et de la signification.

La lexicologie entretient également des relations avec des domaines voisins : le lexique est étudié par la lexicologie, certes, mais il est aussi décrit par les dictionnaires, ce qui nous donne la lexicographie (confection des dictionnaires et répertoires des mots). Ce sont deux disciplines proches et qui se sont constamment inspirées l’une de l’autre ; mais l’objet « langue » et l’objet « dictionnaire » sont de natures différentes.

la dérivation

Dérivation : ce terme désigne de façon générale le processus de formation des unités lexicales (mots). Au sens restreint, la dérivation s’oppose à la composition.

La dérivation consiste en la réunion d’unités lexicales dont une au moins ne s’emploie pas de manière indépendante en une forme unique. Exemple : refaire est un mot dérivé, car l’élément « re- » n’existe pas tout seul, indépendamment de faire. Par contre, faire existe tout seul, formant par lui même une unité lexicale. C’est le même cas pour impoli, où im- n’existe pas seul, tandis que poli, forme une unité lexicale à part entière. Donc, impoli, comme, refaire, est un mot dérivé.

Le mot dérivé est constitué de deux éléments : 1- d’un radical, qui est le terme indépendant, et 2- d’un affixe : soit d’un préfixe s’il précède le radical, soit d’un suffixe s’il suit le radical. Exemples : dans impoli, «im- » est un préfixe et poli est le radical. En revanche, dans marcheur, « eur- » est un suffixe et marche est le radical. (Trouvez vous-mêmes des exemples de ce genre, d’abord tous seuls, ensuite à l’aide d’un dictionnaire).

Suffixes et préfixes (affixe) : affixe est un terme générique, il englobe les deux ; suffixe et préfixe sont deux termes spécifiques, particuliers, englobés dans l’affixe).

La différence entre les deux éléments se situe à plusieurs niveaux : au niveau de la place, de la fonction grammaticale, de l’autonomie et de l’origine. Place : le préfixe et le suffixe se distinguent par le fait que le premier précède le radical, alors que le second suit le radical. Exemples : dans apolitique, « a- » est préfixe ; dans peureux, « -eux » est suffixe (les tirets indiquent la place du radical).

Fonction grammaticale : le préfixe ne modifie pas la classe grammaticale du mot de base : le mot dérivé par préfixation appartient à la même classe grammaticale que le mot de base (radical). Exemples : le mot dérivé refaire est un verbe et le mot de base dont il dérive est un verbe aussi : faire. Par contre, la majorité des suffixes entrainent le changement de la classe grammaticale du mot de base : noircir est un verbe dérivé, alors que noir, mot de base, dont vient noircir, est un adjectif.

Autonomie : aucun des suffixes du français contemporain ne peut fonctionner de façon autonome ; « -able », « -tion », « -age », « -ment », etc. ne peuvent pas exister seuls, sans radical. En revanche, nombre de préfixes existent de façon autonome, en tant que préposition (contre, dans contre-attaque) ; en tant qu’adverbe (mal, dans malaimé) et en tant qu’adjectif (ultra, dans ultramoderne).


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