cours introduction à l’interculturel s2 pdf

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 cours introduction à l’interculturel s2 pdf

cours introduction à l’interculturel s2 pdf

Bonjour cher étudiant voilà le cours introduction à l’interculturel flsh pdf s2 etudes françaises faculté des lettres et des sciences humaines et vous pouvez le télécharger en format pdf, L’origine du mot culture « colere » renvoie au commerce de l’homme avec la nature. Le mot signifiait donc à l’origine une activité humaine avant que son utilisation au sens figuré ne soit étendue à des pratiques plus abstraites relatives au culte religieux ou de culture de l’esprit et de l’intelligence1.
 
Au XIXème siècle, la notion va évoluer et se définir en intégrant différentes approches. Mais la notion de culture particulière à un groupe humain est d'origine allemande. «Kultur», correspondait à tout ce qui constitue le bien particulier d'un peuple (œuvres d’esprits, la langue, la religion, etc.). Dans le même ordre d’idées, Margaret Mead affirme que la culture est « l’ensemble des formes acquises de comportement qu’un groupe d’individus, uni par une tradition commune, transmet à ses enfants. (…). Ce mot désigne donc non seulement les traditions artistiques, religieuses et philosophiques d’une société, mais encore ses techniques propres, ses coutumes politiques et les mille usages qui caractérisent sa vie quotidienne. »

Exemples de situations interculturelles

Exemple de domination (ce qu’on appelle l’hégémonie) occidentale : D’une manière générale, le musulman est représenté négativement dans la littérature française. Cette perception négative ne date pas du XXème siècle. Mais, elle s’enracine dans le temps. La caractéristique majeure des musulmans dans les textes des écrivains français, et ce depuis au-moins Bossuet en passant par Montesquieu, jusqu’à Houellebecq, est que ceux-ci sont des barbares qui volent, pillent, kidnappent, tuent, ou des fanatiques qui ont imposé leur religion par la force du glaive, etc.

Notre propos dans la présente étude est de mettre l’accent sur les caractéristiques prégnantes de la perception négative des écrivains français du musulman dans leurs textes. Comme un nombre considérable d’écrivains ont porté un jugement fort dépréciatif à ce propos et pour éviter la dispersion, nous  proposons de limiter notre propos à un seul exemple. Nous proposons d’analyser Itinéraires de Paris à Jérusalem de François-René de Chateaubriand. Le choix de ce corpus s’explique par la nature dudit texte. 

D’une part il s’agit d’une relation de voyage et de ce fait le pacte que l’auteur établit avec le lecteur est le pacte de sincérité et de véracité, puisque l’auteur affirme dans la préface de ce récit n’y rapporter que des événements qu’il a vécus ou dont il a été le témoin. Ensuite, le caractère littéraire du texte de Chateaubriand. Etant écrivain de talent, il n’a pas manqué d’exploiter sa sensibilité littéraire dans l’élaboration de son texte. Dans ledit récit, il a utilisé sciemment beaucoup de procédés rhétoriques et stylistiques pour défendre sa thèse, car il y en a bien une, et pouvoir convaincre son lecteur du bien-fondé de cette thèse.

Le musulman est un sauvage : Il va sans dire que par cette assertion nous n’apprenons au lecteur aucun fait nouveau. Un nombre considérable d’occidentaux avant lui se sont chargés de le faire. Il suffit de lire entre autres le livre du feu Todorov intitulé La Peur des barbares : au-delà du choc des civilisations, pour s’en convaincre. Ce qui nous intéresse à ce niveau, c’est l’approche argumentative adoptée par François-René de Chateaubriand. Considérons le passage suivant : « Les Arabes, partout où je les ai vus, en Judée, en Egypte, et même en Barbarie, m'ont paru d'une taille plutôt grande que petite. Leur démarche est fière. 

Ils sont bien faits et légers. Ils ont la tête ovale, le front haut et arqué, le nez aquilin, les yeux grands et coupés en amandes, le regard humide et singulièrement doux. Rien n'annoncerait chez eux le sauvage s'ils avaient toujours la bouche fermée, mais aussitôt qu'ils viennent à parler, on entend une langue bruyante et fortement aspirée, on aperçoit de longues dents éblouissantes de blancheur, comme celles des chacals et des onces : différents en cela du sauvage américain, dont la férocité est dans le regard et l'expression humaine dans la bouche. »
 
Le musulman est un bandit de grand chemin : Pour le traitement de cette idée François-René de Chateaubriand recourt au même procédé que nous venons d’étudier à propos de la barbarie du musulman. Il commence par poser comme idée première que les arabes ont été « jetés » en cette terre sainte qui est l’Orient : « l'Arabe, pour ainsi dire jeté sur le grand chemin du monde, entre l'Afrique et l'Asie, erre dans les brillantes régions de l'aurore, sur un sol sans arbres et sans eau. »16 L’arabe n’a pas de ce fait un ancrage spatial. Il est en quelque sorte le pendant du diable qui a été expulsé du Paradis et jeté sur Terre.

Puis François-René de Chateaubriand fait référence au chemin qui par association réfère pour l’occidental au bandit du grand chemin. Cette idée est par la suite développée avec maints exemples. L’auteur, en effet, réfère à un certain nombre de faits qu’il dit avoir vécu, notamment l’attaque dont furent victimes Chateaubriand et ses compagnons sur le chemin de la mer Morte : « […] une nouvelle troupe d’Arabes, cachée au fond d’un ravin, se jeta sur notre escorte, en poussant des hurlements. Dans un instant, nous vîmes voler les pierres, briller les poignards, ajuster les fusils. Ali [le chef de l’escorte] se précipite dans la mêlée ; nous courons pour lui prêter secours ; il saisit le chef des Bédouins par la barbe, l’entraîne sous le ventre de son cheval, et le menace de l’écraser s’il ne fait finir cette querelle.»

L’émerveillement au contact de la culture de l’Autre

La question qui justifiera notre recherche est la suivante : Dans quelle mesure la description des mets et des habitudes gastronomiques traduit-ellel’exotisme d’Ibn Battûta ?

Le dit et la gastronomie : D’aucuns savent que la nourriture fait partie des pratiques sociales communément admises par un groupe, un clan. La nourriture devient de ce fait un signe. Elle fait partie d’un ensemble de rituels qui caractérise non seulement une communauté, mais s’inscrit dans le cadre d’une culture. La gastronomie par le choix des mets, des ingrédients, la manière de les préparer, le rituel de présentation, leur hiérarchisation, etc. est donc un moyen, entre autres, n’est pas uniquement une marque d’appartenance, mais elle favorise l’adhésion sociale. 

Déguster sa nourriture est le signe d’une assimilation culturelle. L’étranger qui accepte de partager le repas de son hôte laisse entendre qu’il accepte une culture dans sa différence. Il montre son respect envers ses hôtes. Comme nous l’avons souligné, dans sa relation de voyage, Ibn Battûta a rapporté un nombre considérable d’informations sur les personnes qu’il a rencontrées et qui se sont de différents ordres.

Il est à noter que notre voyageur a réservé de longues pages pour la description de la nourriture des personnes qu’il a rencontrées pendant son long périple. D’une manière générale, il a toujours montré une appétence pour la gastronomie exotique. Quand il n’exprime pas un jugement de valeur méliorative à ce propos, il se contente de décrire d’une manière objective.

Dans toutes les descriptions du culinaire auxquelles il s’est livré, Ibn Battûta a rapporté avec fidélité les informations à propos de la nourriture de l’Autre. L’exemple suivant en est une illustration .

Il va sans dire qu’Ibn Battûta a laissé à la postérité une information capitale sur le processus de « culturalisation » de la société de Mali. Comme le notera Claude Lévi-Strauss, six siècles après notre voyageur, « l’axe qui relie le cru et le cuit est caractéristique du passage à la culture; celui qui relie le cru et le pourri, du retour à la nature, puisque la cuisson accomplit la transformation culturelle du cru comme la putréfaction en achève la transformation naturelle. »

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