cours histoire des idees et de lart s3 pdf

Accueil

 cours histoire des idees et de lart s3 pdf

cours histoire des idees et de lart s3 pdf

Bonjour cher étudiant voilà le cours histoire des idees et de lart s3 etudes françaises faculté des lettres et des sciences humaines et vous pouvez le télécharger en format pdf, Ce cours comprend deux parties : la première traite de l’Art au XIXème Siècle. Le premier cours vise à initier les étudiants aux multiples variétés des produits plastiques. C’est une sorte de préambule, une manière, nous semble t-il, pour introduire aux différents mouvements picturaux qui ont prévalu pendant ce siècle. Au fait, il est question ici de peinture essentiellement, sachant que les peintres ont toujours été en avance sur les écrivains pour exprimer à leur façon les aspects d’une tradition ou d’une avant-garde.

La deuxième, puisqu’il est question d’ « Idées » dans ce cursus, évoquera les multiples courants idéologiques (philosophiques, politiques et sociologiques s’entend), les progrès technologiques et scientifiques et leur impact sur les langages littéraires au cours du XIXème Siècle.

L'encre de Chine

Généralement associée à l'écriture, l'encre de Chine n'en demeure pas moins étroitement liée à la peinture, notamment via la calligraphie, le trait ou le lavis. Elle est aussi fréquemment utilisée en bande dessinée pour surligner les traits temporaires de l'esquisse. Sa composition est simple : de la gomme et de l'eau noire fumée (des matières riches en carbone mises sous combustion). Leurs proportions respectives déterminent l'intensité de l'encre. Il est donc très aisé, dans le cas des paysages par exemple, d'aménager des contrastes d'ombre et lumière. Traditionnellement d'un noir profond, l'encre de Chine se décline également en plusieurs couleurs. À noter que l'encre de Chine est indélébile alors attention aux vêtements !

Le lavis : Cette technique particulière consiste à n'utiliser qu'une seule couleur (aquarelle, encre de Chine, sépia, encre sanguine, parfois brou de noix, thé.) que l'on dissout afin d'obtenir différentes intensités de couleur. Originaire de Chine, elle fut longtemps utilisée dans tout l'Extrême-Orient pour décorer objets et accessoires, ornementer des poèmes, des histoires sur rouleaux, etc. Apparue à la renaissance en Europe, cette technique fut particulièrement prisée par les grands peintres classiques tels que Rembrandt pour traiter les clairs-obscurs. Victor Hugo, amateur de cette technique, l'a également beaucoup utilisé dans ses dessins. Très complexe, le lavis ne supporte aucune retouche. Il convient donc d'être minutieux et précis.

La tempera : Longtemps oubliée, remplacée dès le XVe siècle par la peinture à l'huile, cette technique fortement utilisée au Moyen Âge pour peindre les icônes sur les murs d'église ou les panneaux de bois revient peu à peu au goût du jour. Composée de pigments (soit le jaune, soit le blanc), et parfois de l'huile de lin, du miel ou des gommes végétales, elle offre une peinture riche en couleurs et en transparence.

La peinture sur soie Cette technique particulière ne s'applique pas, comme son nom l'indique, sur toile ou papier, mais sur de la soie. Et la soie fusant rapidement, il est nécessaire de réaliser un serti des couleurs en appliquant un diluant à base de latex, la gutta. Appliquée minutieusement au pinceau ou à la burette, elle fait office de barrage empêchant la peinture de fuser dans les fibres. On étendra ensuite au pinceau les couleurs, des colorants traditionnellement dilués à l'eau et à l'alcool et très fluides. Si les couleurs peuvent se mélanger à l'infini il convient de ne jamais retoucher une surface sèche sans risque de la marquer d'une auréole. 

Les couleurs doivent ensuite être fixées dans une étuve à la vapeur (cocotte minute ou boutique spécialisée). Diverses techniques de peinture existent : l'utilisation d'un antifusant avant l'application des couleurs, la technique du sel pour un effet marbré, le batik qui consiste en la superposition de couleurs.

La perspective : Les disciplines artistiques étant en relation étroite avec la société de leur époque, elles subissent des évolutions permanentes. En peinture, on appelle mouvements ou courants les tendances stylistiques qui se succèdent. Les mouvements n’ont pas tous la même importance. Certains renouvellent profondément la perception esthétique, comme l’impressionnisme au 19e siècle, qui marque une étape essentielle dans l’histoire de l’art. D’autres ne sont que des tentatives de groupes d’artistes d’introduire des innovations. Par exemple le nabisme à la fin du 19e siècle, ou le fauvisme au début du 20e , sont des mouvements qui ne regroupent que quelques peintres et qui auront une durée de vie assez brève.

Les mouvements peuvent se différencier par une esthétique nouvelle (par exemple le romantisme, l’impressionnisme ou le cubisme) ou par une technique particulière (par exemple le pointillisme). Par ailleurs, les mouvements interagissent entre eux, soit en s’opposant radicalement à un courant antérieur (impressionnisme contre académisme) soit en s’en inspirant (symbolisme → synthétisme → fauvisme). Au cours de la période 1800-1914, on peut considérer que trois tendances fondamentales ont vu le jour : le romantisme (qui commence dès la fin du 18e siècle), le réalisme et l’impressionnisme. Elles marqueront durablement l’histoire de l’art.

Goût pour l'antique et genèse du Romantisme

A partir de la Révolution de 1789, un siècle durant, des bouleversements profonds, générateurs de crises, de révolutions et de coups d'État (1789, 1848, 1851, 1871), remodèlent la société : fin des privilèges d'Ancien Régime, accession de la bourgeoisie au pouvoir, naissance du prolétariat ouvrier. Ils transforment les pratiques politiques et l'économie. Les modifications sociales suscitent des modifications idéologiques : la domination de la noblesse est remplacée par celle des notables, l'idéologie aristocratique n'est plus qu'une nostalgie, remplacée par une idéologie bourgeoise fondée sur la croyance au progrès, au profit, à la morale.

Extension massive de l'instruction 

Le XIXe siècle est le temps de l'alphabétisation généralisée des Français (création des lycées par l'Empire, réglementation scolaires de 1833 et 1849, loi Jules Ferry de 1883 qui institue l'École primaire, laïque, gratuite et obligatoire). L'éducation dispensée dans les lycées privilégie l'enseignement littéraire; mais le XIXe voit une expansion générale de la notion même de sciences. Toutes les disciplines progressent et chaque branche du savoir tend à se constituer en une science autonome. Une connaissance de type encyclopédique n'est plus possible pour un individu. Le développement des sciences exactes influe sur la pensée philosophique, où les systèmes matérialistes et scientifiques se renforcent.

Nouveau public, nouveaux moyens de diffusion 

L'institution littéraire va s'adapter dans une société nouvelle à un public grandissant alors qu'elle s'est écrite, jusque- là, dans et pour un milieu de privilégiés. Ce nouveau public, néanmoins, n'est pas sans culture mais n'a ni les loisirs, ni les moyens financiers, ni la formation poussée qui permettent un accès direct à la culture savante. Ses besoins seront comblés par une diffusion massive, notamment de romans de grande série, et par la presse qui devient un moyen culturel incomparable. Son emprise sur le public peut se voir, par exemple, au fait que les penseurs ou homme politiques issus du journalisme sont de plus en plus nombreux au cours du siècle. En 1835, Émile de Girardin crée La Presse, premier journal à grande diffusion à un prix très modeste; il y fait une part à la littérature avec le roman feuilleton. C'est par le journal que des romanciers aussi variés et aussi prestigieux que Balzac, Dumas, Sue ou Flaubert diffusent nombre de leurs œuvres. 

A partir de 1870 les innovations techniques permettent un tirage massif (300.000 ex.), les revues et les magazines se multiplient en direction de publics spécifiques. Après avoir favorisé le roman réaliste, le journal pousse à une séparation des fonctions: l'information sur le monde devient le fait proprement journalistique, tandis que la partie littéraire du journal donne dans la fiction d'évasion et l'idéalisation stéréotypée. L'authentique création littéraire n'y a alors plus sa place.

Un nouveau statut pour l'écrivain 

Avec l'Ancien Régime disparaît le mécénat : en conquérant la reconnaissance des droits d'auteur et la possibilité de vivre de leur plume, les écrivains ne sont plus contraints de confondre leur pensée et les aspirations de la classe dominante. Mais ils tombent alors dans la nécessité de traduire les aspirations collectives, ou de se rattacher à un public particulier, et se soumettent par- là aux lois du marché commercial qui les cote comme des valeurs en bourse. Ce système consacre le triomphe du roman, et pousse à la marginalisation les poètes les moins adaptables.

La place des écrivains dans la société est néanmoins loin d'être négligeable : qu'ils soient considérés comme des faiseurs d'opinion, des leaders politiques (Lamartine), voire des symboles vivants comme Hugo, une collectivité se reconnaît en eux. L'école d'ailleurs contribue à forger dans les mentalités l'image de l'"écrivain grand homme".

PART 1 : TELECHARGER

PART 2 : TELECHARGER


google-playkhamsatmostaqltradent