cours catégories durécit s2 pdf

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 cours catégories durécit s2 pdf

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Bonjour cher étudiant voilà le cours catégories durécit flsh pdf s2 etudes françaises faculté des lettres et des sciences humaines et vous pouvez le télécharger en format pdf, Objectif général : Etudier les composantes structurelles du récit qui entrent dans l’opération de lecture du texte narratif,  L’ouvrage critique sur lequel nous nous basons dans le présent cours est Figures III de Gérard GENETTE où l’auteur propose une analyse du discours qui recourt à la critique, à la poétique et à la théorie littéraire.

Dans la partie intitulée « Le discours du récit » GENETTE analyse la chronique satirique de Proust A la recherche du temps perdu qui rappelons-le est une vaste composition romanesque de 7 parties : Du côté de chez Swann (1913), A l’ombre des jeunes filles (1918), Le Côté de Guermantes (1920- 1921), Sodome et Gomorrhe (1921), La Prisonnière (1923), Albertine disparue (1925) et Le Temps retrouvé (1925). Nous empruntons la terminologie genétienne pour analyser le roman Bel-Ami de Guy de Maupassant dans le but de mettre la lumière sur les catégories de ce récit.

Les différentes acceptions du mot « récit »

Le mot « récit » revêt plusieurs définitions ce qui prête à confusion dans le domaine de la narratologie. Genette distingue trois acceptions du mot « récit » :

  • Le premier sens du terme « récit » concerne son usage commun (récit : énoncé narratif). Le critique donne l’exemple du Récit d’Ulysse (le discours tenu par le héros aux chants IX à XII dans l’Odyssée.  
  • Le deuxième sens relève du jargon des analystes et théoriciens. Le terme « récit » dénote ainsi « succession d’événements réels ou fictifs qui font l’objet du discours et leurs diverses relations d’enchaînement, d’opposition, de répétition » . Le cas des aventures d’Ulysse. Dans cette mouvance, analyse du récit signifie donc « étude d’un ensemble d’actions et de situations considérés en elle-même, abstraction faite du médium linguistique ou autre qui nous en donne connaissance ». 
  • Le troisième sens de « récit » et le plus ancien d’ailleurs dénote « événement » autrement dit l’acte de narrer en lui-même. Ainsi l’acte narratif revêt une importance telle qu’il n’y aurait pas de contenu narratif sans cet acte.
L’analyse du discours narratif selon Genette :

Est « l’étude des relations entre récit et histoire et entre récit et narration ». En effet, il a été inspiré par plusieurs critiques comme Todorov, par exemple, qui répartit l’analyse du discours en 3 catégories :

1- Temps : l’étude des rapports entre temps de l’histoire et temps du récit. 
2- Aspect : la manière dont l’histoire est perçue par le narrateur .
3- Mode : type de discours utilisé par le narrateur.

Ainsi et prenant compte de toutes ces sources d’inspiration, Genette fait une redistribution des catégories de l’analyse du discours en recourant à la grammaire du verbe essentiellement. Sa répartition est donc sensiblement différente de ses prédécesseurs. Elle se décline comme suit :

1- Temps : relation temporelle entre récit et diégèse. 
2- Mode : étude des modalités (formes et degrés) de la représentation narrative du récit. 
3- Voix : étude du degré d’implication de la narration dans le récit c. à. d. entre narrateur et destinateu.

Les 3 classes proposées ici recoupent de façon complexe les 3 catégories définies précédemment (histoire/ récit/ narration) en ce sens que (temps et mode) s’intéressent aux rapports (histoire/ récit) alors que la voix s’intéresse à la fois aux rapports (narration/ récit) et (narration/ histoire).

L’ordre des événements :

  • Il faut observer si le récit suit l’ordre chronologique des événements ou en choisit un autre.
  • Si le récit effectue un retour en arrière (ou analepse) il faut en étudier les effets.
  • Si le récit effectue une incursion dans l’avenir, il s’agit d’une prolepse.
a- Analepse/prolepse : 

On appelle analepse ou prolepse subjectives quand elles sont assumées par le personnage lui même et dont le récit ne fait que rapporter les pensées précédentes. Le suffixe « lepse » signifie assumer. 

Exemples : Il se rappelait son enfance douloureuse… / Il imaginait sa maison achevée de construction, peinte…

La portée est la distance temporelle qui sépare le moment de l’histoire où le récit s’interrompt du moment de l’histoire où commence le récit anachronique. Exemple : dans une autobiographie, en narrant le jour de son mariage par exemple, le narrateur ayant 35 ans se souvient d’un événement qui s’est passé lorsqu’il avait 5 ans et le raconte. La portée de cette anachronie 35 – 5= 30 ans.

Analepse interne : par contre est celle dont l’amplitude reste interne à celle du premier récit. Exemple : le narrateur se souvient ou reprend un événement qu’il a déjà raconté auparavant. L’analepse interne peut être hétérodiégétique c.à.d. elle porte sur un sujet autre que le sujet du récit premier (le récit premier est une histoire d’amour et l’analepse hétérodiégétique est en relation avec une maladie que le héros a contracté durant un de ses voyages). L’analepse interne peut être homodiégétique c.à.d. qu’elle porte sur la même ligne d’action que le récit 1 er ce qui engendre le problème d’interférence.

Exemple : quand le récit premier retrace les étapes d’une relation d’amour de la rencontre jusqu’au mariage, l’analepse interne homodiégétique renvoie à un rendez-vous pendant l’étape de la rencontre et dont le héros se souvient le jour du mariage.

On peut affirmer en définitive que les analepses externes ne risquent jamais d’interférer avec le récit 1er du seul fait qu’elles sont externes alors que celles internes présentent le risque de redondance, voire de collision pour l’analepse interne homodiégétique.

D’autres types d’analepse sont à citer comme l’analepse complétive qui vient justement compléter après coup les lacunes du récit premier (ellipse/ complément d’information) le cas de la paralipse taire un élément important.

Exemple : raconter son enfance en occultant l’existence d’un membre de la famille. L’analepse répétitive est celle qui revient sur ses propres traces. Il s’agit de faire allusion à un événement déjà narré. La fonction de cette analepse est la comparaison du présent avec le passé.

L’ordre ne signifie pas chronologie nécessairement en narratologie. Il s’agit d’analyser les rapports entre l’ordre temporel de succession des événements dans la diégèse appelée (temps de l’histoire) et l’ordre pseudo-temporel de leur disposition dans le récit connu par (temps du récit). Le repérage et la mesure de ce rapport attestent implicitement l’existence d’une sorte de degré zéro qui serait un état de parfaite coïncidence temporelle entre récit et histoire (égalité).


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